Un volet tiré sur la lucarne de La Boîte à Jouer

Communiqué de presse –  Théâtre La Boîte à Jouer – 18 octobre 2019 –

Une programmation confisquée –

Un volet tiré sur la lucarne de La Boîte à Jouer  –

 

Après 10 mois d’échanges, de constructions, puis de négociations, des rêves se sont envolés : ceux d’une Boîte à Jouer au cœur du quartier Saint-Michel, une passerelle entre le nord et le sud.

La Boîte à Jouer annule sa programmation au théâtre La Lucarne, une décision difficile à prendre. Cette situation met à mal le travail de 14 compagnies professionnelles pour qui une semaine de visibilité sur la métropole bordelaise était pleine d’enjeux.

La Boîte à Jouer est consciente des conséquences et déplore son incapacité à mettre en œuvre une programmation professionnelle dans des conditions satisfaisantes. Malgré les nombreuses négociations, des événements indépendants de sa volonté ont remis en cause l’entièreté de sa saison à La Lucarne : des contraintes techniques, horaires, scénographiques… liées à son lieu d’accueil et difficilement acceptables, se sont révélées à la veille du lancement de sa 32ème saison. Des engagements non tenus, les pionniers bordelais sont en désaccord.

Depuis sa création, le Théâtre La Boîte à Jouer fait le pari de l’inconnu en donnant à voir des spectacles d’ici et d’ailleurs, de compagnies débutantes et aguerries, dans de longues séries de représentations.

Ce partenariat avorté malmène l’écosystème artistique bordelais, déjà fragile. La Boîte à Jouer, c’est ce que l’on nomme « un lieu intermédiaire », un espace de liberté qui permet à des spectacles de voir le jour, aux compagnies de se professionnaliser. Un vivier de jeunes créations aux genres multiples qui se cherchent, se trouvent, rencontrent leur public. Ces espaces se font rares.

Soutenue par l’ensemble des institutions du secteur culturel, La Boîte à Jouer mène un travail de fond en étant ce tremplin et en allant à la rencontre de tous les publics. Pour La Boîte à Jouer, « l’accès à la culture » commence avec les bébés et les enfants pour développer le rapport aux émotions, au récit, le foisonnement créatif… Et continue tout au long de la vie avec des approches spécifiques envers les personnes fragilisées par leur environnement, et tout simplement celles que l’on croise dans la rue et qui n’auraient pas l’idée de pousser les portes d’un théâtre, ce public dit « de proximité ».

La mise en relation et la rencontre entre artistes et publics étaient et demeurent au cœur de l’envie et du travail de La Boîte à Jouer. Ses aventures nomades continuent avec une même ambition. Elle vous donne rendez-vous en février pour un hiver givré. La suite au prochain épisode !

Elles auraient pu lustrer les planches de la Lucarne, mais…

Friiix Club « Mano Dino »
Cie K-way 
« Un Kway-Nommé désir »
Cie Tombés du Ciel 
« La Poutine de Janine »
Cie le Chat perplexe 
« Je m’suis fais tout p’tit »
Anna Legrand 
« Une forme informe, question de Genre »
Collectif Cliffhanger 
« Cartable »
Cie Les Enfants du Paradis 
« Les règles du savoir-vivre dans la société moderne »
Cie Sthéno 
« Chambre »
Cie C’est pas pire que mieux 
« Derrière la porte »
Jazz Line Production
 « Alfred et Hortense »
Cie Les 13 Lunes
 « L’oiseau Margelle »
Cie Les Lubies 
« Enfant d’éléphant »
Cie l’Aurore
 « Mon oeil »
Cie Fabre/Sénou 
« Anaswa-le souffle d’une mère »

 

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